Carte Blanche Conférences CEEI-THALIM

Organisateurs : Hélène Campaignolle-Catel, Marianne Simon-Oikawa, Florence Dumora

Le Cycle de conférences CEEI-THALIM se tient pour la 7e année dans les murs de l’INHA. Co-organisé en 2022-2023 par Hélène Campaignolle (CNRS, UMR THALIM), Florence Dumora (Université de Paris, CERILAC) et Marianne Simon-Oikawa (Université Paris Cité), il vise à développer une réflexion sur les formes matérielles de l’écriture, dans la lignée des réflexions menées au Centre d’étude de l’écriture et de l’image créé par Anne-Marie Christin en 1982.
Les deux premières séances seront organisées sous forme d’une « Carte blanche » donnée à un chercheur qui exposera ses recherches actuelles.

Séances du séminaire

Séance(s) passée(s)

  • Jacques André : "Orthotypographie, une vision historique"

    Résumé :

    Après avoir rappelé ce que sont les codes typographiques et la place du correcteur (ou préparateur de la copie) dans la chaîne éditoriale traditionnelle, on essaye de montrer, avec un regard historique, d’où viennent les règles de l’orthotypographie (que l’on ne définira d’ailleurs qu’à la fin).

    Les premiers livres imprimés sont des clones des livres manuscrits dont la mise en forme était assurée par les rubricateurs. Les incunables cherchent à substituer à la couleur l’usage d’éléments typographiques (notamment capitales et… espaces) et à contourner certaines contraintes techniques. Avec les humanistes du xvie siècle, on voit apparaître de nouvelles fontes (italiques, petites capitales, etc.) et types (ponctuation, diacritiques mais aussi guillemets, tirets…) qui balisent la mise en forme des textes et dont l’usage se répand rapidement chez les compagnons. Mais il faudra attendre pratiquement le xviiie siècle pour en voir un certain formalisme. C’est au xixe siècle que les imprimeurs influents donnent à ces règles des allures très rigoureuses dont la profession garde le savoir.

    Depuis la fin du xxe siècle, les techniques informatiques remettent en cause toute la chaîne éditoriale, sans vraiment laisser de place aux correcteurs dont le savoir orthotypographique n’est pas toujours compris des utilisateurs.

    Notice biographique : Jacques André était directeur de recherche à l’Institut National de Recherche en Informatique et Automatique, centre de Rennes, où il s’est spécialisé dans les documents numériques et la typographie digitale. Retraité, il consacre son temps à l’histoire de la typographie.

    Jacques André a été rédacteur en chef de revues comme Documents numériques et Les Cahiers Gutenberg. Outre de nombreuses publications techniques, il a collaboré à et dirigé l’Histoire de l’écriture typographique en 6 volumes chez Adverbum.

    l’INHA, salle Vasari
    2 rue Vivienne, 75002 Paris

  • L’estampe au miroir ou petits jeux d’inversion
  • Roman-photo : hier et aujourd’hui
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