Phantasia

Empathie (Einfühlung) et écriture de l’histoire de l’art chez Heinrich Wölfflin Article - Février 2015

Mildred Galland-Szymkowiak, « Empathie (Einfühlung) et écriture de l’histoire de l’art chez Heinrich Wölfflin », Phantasia , Février 2015

Résumé

L’article reprend la question de l’évolution du rôle de l’empathie esthétique (Einfühlung) pour la constitution de l’histoire de l’art en savoir autonome et rigoureux chez Heinrich Wölfflin, des Prolégomènes à une psychologie de l’architecture (1886) aux Principes fondamentaux de l’histoire de l’art (1915). On sait que le modèle corporel de l’empathie esthétique, privilégié dans le premier ouvrage, est mis de côté dans le second au profit de la construction d’un objet spécifique de l’historiographie de l’art, les « formes d’appréhension et de présentation », appelées aussi « catégories de l’intuition » ou « schèmes optiques ». L’article comprend cette évolution à partir du désir wölfflinien de fonder l’histoire de l’art comme Kunstwissenschaft, et montre comment ce fondement s’établit dans une réflexion de type transcendantal sur la constitution affective de l’espace. Le « formalisme » de Wölfflin ne nie nullement la pertinence du déchiffrage empathique des œuvres, mais l’encadre méthodiquement par, et le subordonne à, la détermination des structures historico-transcendantales de la spatialisation.

Index de mots-clés : imagination, empathie, Einfühlung, histoire de l’art, science de l’art, philosophie transcendantale, catégorie, formalisme, spatialisation, corps, visibilité

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