Pour une écopoétique postcoloniale

Responsables : Emeline Baudet , Aline Bergé, Elara Bertho, Ninon Chavoz, Alice Desquilbet , Xavier Garnier, Rym Khene, Maëline Le Lay, Alice Lefilleul, Elodie Malanda, Myriam Suchet

Projet innovant Sorbonne Nouvelle (janvier 2018-décembre 2019)

Le projet « pour une écopoétique postcoloniale » propose d’étudier la participation de la littérature, de l’art et de la poésie dans les luttes écologiques et environnementales à l’échelle mondiale. L’originalité de notre approche comparatiste est de privilégier une approche locale multisite et multilingue pour aborder la question de la menace écologique globale. L’équipe de la Sorbonne Nouvelle rassemble des chercheur.e.s, qui travaillent sur des aires géographiques et culturelles diverses (Canada, Amérique latine, Afrique, Moyen-Orient, Inde, Europe) et qui pourront recenser les lieux de mobilisation et rendre compte de la présence des démarches littéraires et artistiques au sein de ces luttes. Mouvements des premières nations au Canada, sites miniers au Katanga, ZAD en Europe, ligne d’aridité du Sahara au Moyen-Orient, crises de l’environnement urbain en Inde, autant de lieux et de zones de mobilisation susceptibles d’être sollicités par les membres de l’équipe.

L’hypothèse, résolument comparatiste, de notre projet scientifique est que la littérature et les arts sont les opérateurs d’une cosmopolitisation des préoccupations environnementales locales. Parce qu’elle établit le contact entre l’expérience des lieux et l’échelle géographique mondiale, l’approche géopoétique nous apparaît comme la plus propice à une analyse de la dimension cosmopolite des luttes écologiques locales, auxquelles on reproche souvent de relever du syndrome NBY (« not in my backyard »).

Ce projet est une activité du collectif ZoneZadir

Actualités