Quand la plume des écrivains trempe dans la plaie coloniale : le cas algérien Les intellectuels et la question coloniale après les années 1940

Intervenant : Catherine Brun

Bibliothèque Robert-Desnos
14, bd Rouget-de-Lisle, 93100 Montreuil-sous-Bois
Métro Mairie-de-Montreuil

Si la question coloniale ne se résume pas à la revendication algérienne d’indépendance, c’est en se focalisant sur le cas algérien qu’on l’examinera, sur un temps long (1945-1968) qui excède celui du conflit même (1954-1962). Le parcours, chronologique, appuyé sur des documents d’archives, fera apparaître la mobilisation des intellectuels et des écrivains comme le moment et le lieu d’un ressaisissement collectif. Des hommes, des femmes, en s’efforçant de convaincre et de persuader, ont alors manifesté une foi vive dans les pouvoirs de la pensée. Le conflit n’en a pas moins constitué une épreuve littéralement déchirante, qui a malmené, avec les corps et les chairs, les groupes constitués, les oppositions partisanes, et remodelé le paysage intellectuel et politique. On sera, probablement, surpris par la lucidité quasi prophétique de certaines interventions, et frappé par plusieurs phénomènes d’occultation et/ou de surexposition mémorielles.

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