Ce qui en eux s’insurge Session « Insurrections algériennes » (Catherine Brun : chair) du Colloque International des Études Françaises et Francophones des 20ème et 21ème siècles " Sous les pavés"

Intervenants : Catherine Brun, Meryem Belkaïd (Bowdoin College), Madeleine Dobie (Columbia), Jill Jarvis (Yale)

Brown University,Providence, Rhode Island 02912, États-Unis

La désobéissance, le refus peuvent compter parmi les effets de l’insurrection. Ils n’en sont pas le principe. C’est à saisir ce qui meut les insurgés, ce qui les met en mouvement, ce qui, littéralement, les soulève, c’est-à-dire aussi les hisse au-dessus du commun que l’on s’attachera à partir d’exemples liés à la guerre de libération algérienne. Quand Kateb, Amrouche, Sénac, Sartre, Gatti, Blanchot, Mauriac, Guyotat, Feraoun, Mattei ou Fanon s’insurgent, qu’est-ce qui s’insurge en eux ? Quelle(s) révulsion(s) sont la source de leur révolte, et comment passe-t-on de l’intériorité de la révolte à la manifestation de la rébellion ? Quand les mots deviennent-ils partie prenante du processus ? Et sous quelle forme ? Celle de mots d’ordre de substitution, c’est-à-dire des mots d’un ordre nouveau – mais d’un ordre encore – ? Celle de dénonciations charpentées ? Celle de chants modulés ? Celles de cris inarticulés ? D’autres encore ? Autrement dit : l’insurrection est-elle, d’abord, politique ?

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