Panafricanisme, cosmopolitisme et afropolitanisme dans les littératures africaines Colloque

Organisateurs : Xavier Garnier, Guillaume Bridet (CPTC, Université de Bourgogne), Virginie Brinker (CPTC, Université de Bourgogne), Sarah Burnautzki (Romanisches Seminar, Université de Mannheim)

Les 17 et 18 septembre Université de Bourgogne, amphithéâtre de la MSH 6, esplanade Erasme, Dijon. Le 19 septembre, Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon, 5, rue de l’Ecole-de-Droit, Dijon

Porté par l’universalisme et l’aspiration à une citoyenneté du monde, le cosmopolitisme est un projet philosophique et politique qu’on peut faire remonter à la Grèce antique mais qui prend toute son importance avec la modernité européenne. Son imbrication idéologique avec le projet colonial, qui s’appuie sur la culturalisation et la racialisation de la vision du monde, le mettra face à la contradiction fondamentale qui l’anime d’emblée entre ouverture à l’autre et penchants impérialistes. A bien des égards, l’argument de la mission civilisatrice du continent africain, qui sert de légitimation à l’entreprise coloniale, est en effet lié à la matrice cosmopolite. En porte-à-faux avec la modernité européenne (se réclamant de son héritage afin de lutter contre la domination de l’Europe), le panafricanisme a pour objectif d’abolir les divisions des pays colonisés par l’affirmation de l’unité culturelle et politique des peuples africains. Mais le projet panafricain n’hérite-t-il pas aussi de la contradiction du cosmopolitisme, lorsqu’il conserve la représentation culturalisée et racialisée du monde ?
La question du cosmopolitisme et du panafricanisme est un enjeu discret mais persistant des littératures africaines coloniales et postcoloniales que nous voudrions interroger dans ce colloque.