Marie Sorel

Maître de conférence
Membre du GRIET (Groupe de Recherche Interuniversitaire sur les Ecritures Théâtrales) créé par B. Barut, C. Brun, E. Le Corre
Membre du programme de recherche "Ecrire le 13 novembre" piloté par C. Brun
Membre de l’axe "Enfant/Enfance", Childhood studies, piloté par A. Morgenstern

Agrégée de lettres modernes, Marie Sorel a soutenu en 2013 une thèse sur Le jeu dans l’oeuvre de Montherlant. Ses travaux portent sur le théâtre et la littérature du XXe siècle (Montherlant, Camus, Anouilh, Vailland). Elle s’intéresse plus particulièrement à l’imaginaire aristocratique et à la représentation des loisirs et des pratiques ludiques en littérature. Ses dernières années, elle a publié des travaux sur la littérature jeunesse et le théâtre jeune public.

Thèmes de recherche :

Littérature française du XXe siècle, théâtre, littérature jeunesse, jeu, loisirs et sports en littérature, littérature et sociologie (imaginaire nobiliaire et ethos aristocratique)

Thèse : Le jeu dans l’œuvre de Montherlant : thème et posture d’écrivain.

Il s’agit tout d’abord de faire apparaître la récurrence du thème du jeu dans l’œuvre romanesque et théâtrale de l’auteur. Le jeu se présente chez Montherlant comme un fil directeur, un principe d’unité dans une œuvre qui s’étend sur une cinquantaine d’années. La corrida, le sport, la guerre, le libertinage et l’imposture, thèmes constamment repris et remaniés par cet écrivain polygraphe, peuvent se lire comme différentes manifestations du jeu. Cependant, le jeu ne peut se réduire à un simple thème. Il se trouve au cœur même d’une esthétique et d’une éthique reposant sur l’alternance, la feinte et la distance. Le jeu est aussi pour Montherlant une posture d’écrivain, ce qui explique en grande partie la réception problématique de son œuvre. L’image controversée de l’auteur est étroitement liée aux contradictions de son œuvre, au refus d’assumer durablement une position. Le jeu auquel l’auteur se livre avec son public se manifeste notamment par l’utilisation débordante du paratexte. Les préfaces, les notes, les avertissements et les carnets, censés guider le lecteur, le renvoient sans cesse aux contradictions et aux incohérences de l’auteur. Le « cas » Montherlant, si déconcertant pour les lecteurs et les critiques, est alors à envisager sous l’angle du jeu, un jeu échappant parfois au contrôle de l’auteur.

• Publications

Ouvrages

Articles


Actualités